vue - copyright Ville de Marseille

Euroméditerranée a donné le coup d’envoi du renouveau urbain de Marseille. C’était il y a tout juste vingt ans. En lançant l’opération de restructuration urbaine la plus ambitieuse d’Europe, la ville enclenchait une mutation comme elle n’en avait plus connue depuis le Second empire.
Des Docks réhabilités et réinvestis par les entreprises, prémices du premier centre d’affaires du Sud européen, au MuCEM, en passant par la tour CMA-CGM, la façade littorale a connu une métamorphose qui s’est propagée le long de la rue de la République jusqu’à la gare Saint-Charles ou au pôle media de la Belle de Mai, avant de gagner le Nord avec l’extension d’Euromed 2.

Des infrastructures culturelles (MuCEM, Silo, Regards de Provence, Villa Méditerranée), commerciales (Terrasses du Port, Voûtes de la Major), résidentielles ou tertiaires (tours H99, Horizon, la Marseillaise ou encore immeuble le Balthazar) viennent rééquilibrer le centre de gravité de Marseille vers le Nord.

Le centre et l’Est de la ville ont bénéficié aussi de cette dynamique urbaine. On a ainsi reconstruit la ville sur la ville dans d’anciens quartiers industriels redynamisés autour d’équipements publics – ZAC du Rouet ou de la Capelette par exemple.

En quelques années, le rythme du renouvellement urbain est passé à 5000 logements neufs construits par an, accompagné par l’édification de nouveaux équipements publics (crèches, écoles, espaces verts, équipements sociaux, culturels et sportifs) et d’infrastructures de voirie ou de transport (tunnels routiers, extension du métro, création de trois lignes de tramway).

Le Sud a été gagné à son tour par cette révolution urbaine autour du nouveau stade vélodrome où un nouvel éco-quartier est en train de sortir de terre. 600 logements y voient le jour, qui garantissent une nouvelle mixité sociale, ainsi que des bureaux, un hôtel et un centre commercial. Un condensé d’aménagement harmonieux qui préfigure la ville de demain.