… Après ses premières pêches sous-marines à 7 ans aux côtés de son père, c’est à 15 ans qu’il a le déclic en découvrant la plongée en apnée.

Depuis, les profondeurs, c’est «là où il veut aller».Entré dans le cercle fermé des compétiteurs internationaux avec un record de France et une place remarquée à son premier championnat d’Europe et du monde, il vise aujourd’hui la première place. Christian Vauglert, directeur de l’équipe de France assure qu’il en a le potentiel, la jeunesse et l’envie. Nous en sommes convaincus.

QUESTIONS

Vous éprouvez une sensation de liberté lorsque vous parcourez les collines qui surplombent Marseille. Vous dites même les visualiser parfois lorsque vous plongez.
C’est l’envie de faire découvrir et partager cet ensemble terre & mer si particulier qui a déterminé votre engagement au Club -M- Ambassadeurs ?

Effectivement, le fait de représenter ma ville à travers le club -M- ambassadeurs est un honneur pour moi. Nous avons la chance d’avoir une ville riche par son environnement et je souhaite m’engager pour le préserver. Je suis amoureux de cet environnement terre et mer depuis tout petit, et je veux le faire découvrir et le partager. Quand je me prépare pour mes plongées, je visualise les collines du massif de l’étoile, c’est comme être à la maison tout en étant à l’international.

Vous avez participé à votre premier championnat d’Europe et du monde où vous avez réalisé de très belles performances.
Cette entrée dans le cercle des compétiteurs vous laisse-t-elle le temps ou l’envie d’autre chose ?

C’est un sport exigent qui demande de l’implication au quotidien. Se retrouver dans le cercle fermé des 5 meilleurs apnéistes au monde est un rêve qui se réalise pour atteindre la première place. Je prends le temps de laisser une place à mes envies car dans celles-ci j’y trouve un intérêt bénéfique à ma préparation. Le fait de penser à autre chose que la performance me donne un second souffle dans ma vie personnelle. J’aime la cuisine ainsi que passer de bons moments en famille autour d’un repas provençal. Ces moments là sont pour moi tout aussi bénéfiques qu’une journée d’entrainement. Dans mon sport le mental prend 70 pour-cent de la performance, on doit donc lui donner envie de nous suivre dans ces profondeurs. Je partage aussi les moments que je vis lors de mes plongées avec des jeunes lycéens ou collégiens, au lycée Don-Bosco par exemple. A travers ces conférences je leur fais vivre mon rêve pour qu’ils créent le leur.

Vous dîtes que les nuances de bleu changent pendant la descente. Il existe un bleu majorel, des bleus lagon, diriez-vous qu’il existe un bleu Marseille ?

J’ai ouvert les yeux pour la première fois sous l’eau dans nos Calanques de Marseille, j’avais 5 ans. Les compétitions me font voyager à travers le monde entier, Caraïbes, Grèce ou bien aux Bahamas. A chaque fois que je rentre à la maison, j’ai qu’une hâte, retrouver mes proches et ce Bleu Marseille qui nous est propre. Je suis tombé amoureux de ce bleu, profond, clair, authentique. Un bleu qui bat dans chacun de nous pour faire briller aux yeux du monde entier, Marseille.

Propos recueillis par Françoise Derout, -M- Ambassadrice