VdM_138833 - copyright Ville de Marseille

Indissociables de toute stratégie de développement et d’attractivité du territoire, l’enseignement supérieur et la recherche contribuent fortement à son rayonnement. Ils génèrent des fonctions métropolitaines supérieures et attirent les décideurs économiques auxquels ils offrent la garantie de trouver sur place les profils de qualification recherchés pour développer leur activité. Ils créent en outre un contexte favorable à l’innovation et aux transferts de technologie et améliorent le niveau de scolarisation de la population.

Comme toutes les métropoles modernes, Marseille s’est résolument investie depuis une quinzaine d’années dans cette compétition et dans une politique de développement fondée sur l’économie de la connaissance.

Adossés à une université désormais unifiée sous l’intitulé Aix-Marseille université, la plus importante de France, les grands organismes de recherche publique (CNRS, INSERM, IRD, CEA, INRETS…) et les laboratoires liés au Centre hospitalier universitaire (CHU) contribuent à l’excellence de Marseille. Et constituent le deuxième pôle français de recherche publique.

La ville s’applique donc à séduire étudiants et chercheurs afin d’attirer et retenir ensuite les talents et les compétences.
Outre la dynamique sociale qu’elle impulse dans les quartiers où elle est la plus nombreuse et où elle contribue à une mixité sociale, la population étudiante pèse d’un poids non négligeable sur l’économie locale. On estime, en effet, que trois étudiants génèrent un emploi, qu’il soit direct, indirect ou induit, et que la consommation annuelle d’une population de 50 000 étudiants est de l’ordre de 300 millions d’euros.

Très impliquée dans les projets d’implantation universitaire et la qualité de vie étudiante, la ville multiplie les initiatives. La création d’un campus urbain qui accueillera 10 000 étudiants, compte parmi les projets en cours de réalisation sur le secteur de la Porte d’Aix. Outre la faculté des Sciences de Saint-Charles, déjà existante, il comprendrait un Institut de la ville regroupant l’Ecole d’architecture, l’Ecole nationale du paysage et l’Institut d’aménagement régional de l’université.