Directrice du théâtre de La criée depuis 2011, Macha Makeïff est une créative aux multiples facettes. Aussi bien metteur en scène, créatrice de décors et costumes que plasticienne, elle a publié également de nombreux essais sur le théâtre…
Pour Marseille, elle ne cesse d’offrir des programmations théâtrales exigeantes qui contribuent à la renommée artistique de Marseille : « La Fuite ! » son tout dernier opus est déjà un succès partout en France.
Après Marseille-Provence , capitale européenne de la Culture en 2013, elle initie Marseille-Provence 2018 Quel Amour !

Question 1 : Vous donnez rendez-vous aux Valentine et Valentin le 14 février 2018 sur le Vieux Port pour lancer un semestre d’amour(s).
Comment vous est venue l’idée de fédérer les artistes autour de ce thème intemporel et universel ?

L’idée de fédérer tous les arts autour d’un thème intemporel et universel était justement notre postulat de départ. Nous sommes partis de l’idée que l’amour n’est autre qu’exister par le regard de l’autre et qu’en étant aimé, on sait aimer à son tour. C’est aussi le moteur de l’humanité, celui qui rend confiant et qui sublime la capacité de créer .
L’expression artistique dans toutes ses formes consacre cette part d’humanité, nécessaire à la prise de conscience de notre existence, indispensable à nous faire grandir et à prendre de la hauteur.
C’est ce message que nous souhaitons faire passer à travers ce semestre d’ amour(s).

Question 2 : Vous êtes -M- Ambassadrice et lauréate du trophée de l’Attractivité 2017.
Quelle est votre stratégie pour faire rayonner notre territoire dans les années à venir ?

J’ai le bonheur de diriger le théâtre de la Criée depuis 2009 , une « grande maison » qui participe au rayonnement culturel tout en demeurant un théâtre de quartier grand ouvert à toutes les générations, à toutes les sensibilités.
Trois axes de rayonnement culturels me semblent essentiels pour notre territoire. Tout d’abord celui de la proximité. Isaac Newton disait « Nous construisons trop de murs et pas assez de ponts » . Les arts servent à construire ces passerelles qui rapprochent les franges sociales avec cette magie de dévoiler des talents. Le deuxième axe de rayonnement est celui que nous construisons en tissant nos liens avec tous les acteurs du territoire qu’ils soient institutionnels ou associatifs. Enfin, le rayonnement international est la clé de voûte de notre réussite grâce à ce foisonnement culturel et artistique, sans frontières,  infini et libre !
Dans quelques mois, nous aurons d’ailleurs le plaisir de jouer en Chine pendant un mois, « Trissotin ou les Femmes savantes » de Molière, à l’occasion de l’année de la femme.
Une comédie tellement actuelle qu’elle nous rappelle que l’art est comme l’amour : intemporel et universel.

Question 3 : Quelle est votre définition du territoire Marseille-Provence en trois mots ?
Lumière, promesse et diversité.