3 QUESTIONS À CLARISSA DUVIGNEAU

CONSULE GÉNÉRALE D'ALLEMAGNE

Quelle M Ambassadrice êtes-vous ?

Étant arrivée à la ville cet été seulement, je suis surtout une ambassadrice exploratrice  – à la découverte de cette ville magnifique, de sa géographie aussi belle que surprenante, de ses habitants si divers, des événements multiples qui rendent parfois difficile le choix « que faire ce soir, que faire ce week-end ». Je  partage mes découvertes, mes joies et mes questions – et j’ai l’intention de profiter des quelques années de poste à Marseille pour m’intégrer – à temps – à cette ville, mais en même temps à lui apporter quelque chose – des personnes, des événements…

En quoi selon vous « Marseille est-elle la porte vers la France et plus largement sur le monde » ?

La géographie est évidente – et elle continue à influencer ce qui se passe dans cette ville. Porte d’arrivée pour beaucoup de ses habitants ou leurs ancêtres, la géographie est à la base d’une histoire mouvementée. Le va-et-vient continue à faire de Marseille une ville particulièrement dynamique, ouverte sur le monde, ses discours et ses défis, une ville d’échanges entre cultures différentes qui peuvent s’enrichir mutuellement. Marseille est une ville ancienne qui a su se ré-inventer plusieurs fois – et qui a certainement le potentiel de s’adapter aux défis aujourd’hui et de demain.

L’amitié franco-allemande en 3 mots ?

Historique – importante – vivante.

Notre histoire nous a montré que nos deux pays– et toute l’Europe – ne peuvent tirer profit l’un de l’autre qu’en coopérant. Mais c’est le dernier mot – « vivante » –  qui a une importance toute particulière. Les déclarations des hommes politiques sont importantes – mais il faut faire vivre cette amitié. Il faut démontrer l’importance de notre coopération surtout aux jeunes, et cela au jour le jour. Pendant mon séjour à Marseille, j’ai par exemple déjà été témoin d’échanges entre de jeunes étudiants en mécanique ainsi que d’étudiants en musique, je suis allée à la rencontre de fonctionnaires des deux ministères de la finance ainsi qu’aux fêtes de jumelages. Ce sont les échanges qui montrent que nos différences sont aussi importantes que nos similitudes, et cela, parce que nous avons les mêmes défis (climat, globalisation, économie). En discutant, en apprenant l’un de l’autre, on peut, j’espère, trouver de meilleures solutions.

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